Alexandre Dumais
Dimensions prioritaires à considérer afin d’améliorer le processus de rétablissement des patients souffrant de troubles mentaux graves associés à une problématique de violence ou de comportements antisociaux
L’amélioration de la prévention et des traitements des comportements antisociaux et de violence chez les personnes atteintes de troubles mentaux graves est une tâche complexe. De multiples interventions à différents niveaux doivent être instaurées.
Certaines dimensions sont à encourager pour améliorer le succès des interventions et appuyer le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles mentaux graves. Le but de cet article sera de démontrer que 2 dimensions sont à prioriser : 1- diminuer la discrimination ou la stigmatisation et 2- favoriser l’intégration des services de santé mentale, d’alcoolisme et de toxicomanie et de justice offerts aux personnes souffrant de troubles mentaux graves afin d’assurer une cohérence et une continuité des soins. Ces composantes prioritaires seront discutées en évaluant les modèles en place et leur pertinence quant à la mise en œuvre d’actions ciblées et efficaces.
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Mots clés : Réadaptation, réhabilitation, discrimination, stigmatisation, intégration des services, rétablissement.
Improving the prevention and treatment of antisocial behavior and violence among people with severe mental disorders is a complex task. Multiple interventions at different levels must be established. Some dimensions are to be encouraged to improve the success of interventions and support the recovery process of people with serious mental illness. The purpose of this paper is to show that two dimensions are to be prioritized: 1 - reducing the stigma and discrimination and 2 - promoting the integration of services of mental health, substance use disorder and justice for people suffering from severe mental illness in order to ensure consistency and continuity of care. These priority components will be discussed by evaluating existing models and their relevance to the implementation of targeted and effective action.
Keywords: Rehabilitation, rehabilitation, discrimination, stigma, service integration, recovery.
Dimensions prioritaires à considérer afin d’améliorer le processus de rétablissement des patients souffrant de troubles mentaux graves
Libellés :
Dumais A,
Volume 10 no 1 2010
De la raclée à la tétée: la théorie de l'attachement, un modèle pour penser la prise en charge des familles maltraitantes.
From beating to feeding: attachment theory, a model for thinking about the treatment of abusive families.
Quentin Bullens
Psychologue et Psychothérapeute au Service d'Aide et d'Intervention Locales pour les Familles et les Enfants, le SAILFE, équipe Sos-enfants de l'arrondissement de Dinant-Philippeville. Rempart de la tour, 29 à 5590 Ciney, Belgique.
Centre Violence et Traumatisme (vitra.ulg.ac.be) – Université de Liège, Belgique.
Résumé: De la lecture de l'ouvrage L'attachement (Guedeney N. & Guedeney A., 2006) s'est imposée une question, celle du recours à la théorie de l'attachement dans une méta-réflexion sur la prise en charge systémique des familles maltraitantes. Le présent article propose d'explorer les parallèles possibles et ce, dans l'idée d'aider à penser le cadre institutionnel parfois figé par la confrontation à la violence des familles.
Mots-clés : attachement – familles maltraitantes – caregiving
Abstract: From reading the Guedeney & Guedeney's book L'Attachement (2006) has become an issue: the use of attachment theory in a meta-analyse on the institutional caring of abusive families. This article explores some possible parallels in the idea of helping to thinking about the treatment when sometimes violence impede it.
Key-words: attachment – abusing families – caregiving
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Quentin Bullens
Psychologue et Psychothérapeute au Service d'Aide et d'Intervention Locales pour les Familles et les Enfants, le SAILFE, équipe Sos-enfants de l'arrondissement de Dinant-Philippeville. Rempart de la tour, 29 à 5590 Ciney, Belgique.
Centre Violence et Traumatisme (vitra.ulg.ac.be) – Université de Liège, Belgique.
Résumé: De la lecture de l'ouvrage L'attachement (Guedeney N. & Guedeney A., 2006) s'est imposée une question, celle du recours à la théorie de l'attachement dans une méta-réflexion sur la prise en charge systémique des familles maltraitantes. Le présent article propose d'explorer les parallèles possibles et ce, dans l'idée d'aider à penser le cadre institutionnel parfois figé par la confrontation à la violence des familles.
Mots-clés : attachement – familles maltraitantes – caregiving
Abstract: From reading the Guedeney & Guedeney's book L'Attachement (2006) has become an issue: the use of attachment theory in a meta-analyse on the institutional caring of abusive families. This article explores some possible parallels in the idea of helping to thinking about the treatment when sometimes violence impede it.
Key-words: attachment – abusing families – caregiving
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Libellés :
Bullens Quentin,
Volume 10 no 1 2010
Le crime dit passionnel : le paradoxe d’une violence supposée normale
Patricia Mercader*, Annik Houel, Helga Sobota.
Contrairement à d’autres crimes commis au sein du cercle familial, le crime passionnel, pourtant très visible socialement, n’a jamais fait l’objet d’une critique sociale ou psychologique efficace comme c’est le cas pour l’infanticide depuis longtemps déjà, ou plus récemment pour les abus sexuels ou le viol conjugal.
Sur la base d’un corpus de 337 crimes et d’outils d’analyse variés, nous soulignerons trois aspects :
— Dangerosité du milieu familial et conjugal, surtout pour les femmes.
— Déni de cette dangerosité dans le discours médiatique, voire psychiatrique.
— Dangerosité masquée enfin, car ces criminels, hommes et femmes, fonctionnent dans une pseudo-normalité.
Texte complet >>
*Professeure de psychologie sociale. Groupe de Recherche en Psychologie Sociale (GRePS, EA 3156). 13, rue Victor Hugo, F-69002 Lyon. patricia.mercader@univ-lyon2.fr
Contrairement à d’autres crimes commis au sein du cercle familial, le crime passionnel, pourtant très visible socialement, n’a jamais fait l’objet d’une critique sociale ou psychologique efficace comme c’est le cas pour l’infanticide depuis longtemps déjà, ou plus récemment pour les abus sexuels ou le viol conjugal.
Sur la base d’un corpus de 337 crimes et d’outils d’analyse variés, nous soulignerons trois aspects :
— Dangerosité du milieu familial et conjugal, surtout pour les femmes.
— Déni de cette dangerosité dans le discours médiatique, voire psychiatrique.
— Dangerosité masquée enfin, car ces criminels, hommes et femmes, fonctionnent dans une pseudo-normalité.
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*Professeure de psychologie sociale. Groupe de Recherche en Psychologie Sociale (GRePS, EA 3156). 13, rue Victor Hugo, F-69002 Lyon. patricia.mercader@univ-lyon2.fr
Libellés :
Houel A,
Mercader P,
Sobota H,
Volume 10 no 1 2010
Troubles mentaux et agression impulsive : le rôle de la sérotonine
Alexandre Dumais M.D. M.Sc. Ph.D. (candidat)
L’agression impulsive à des conséquences négatives tant pour les personnes concernées que pour la société. Cette problématique est associée selon plusieurs chercheurs au système sérotoninergique. En psychiatrie la violence impulsive se retrouve dans divers diagnostics de troubles mentaux. Le but de cet article est de faire une revue de la littérature sur les liens existants entre la sérotonine, les troubles mentaux et l’agression impulsive. Une attention particulière a été portée aux troubles mentaux graves telle la schizophrénie. Il ressort de l’étude des données actuelles que la sérotonine joue un rôle dans l’émergence des comportements violents et que ce fait transcende les catégories diagnostiques. Davantage de recherche seraient toutefois nécessaire afin de déterminer le rôle de la sérotonine et les possibilités de traitements pouvant en découler.
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L’agression impulsive à des conséquences négatives tant pour les personnes concernées que pour la société. Cette problématique est associée selon plusieurs chercheurs au système sérotoninergique. En psychiatrie la violence impulsive se retrouve dans divers diagnostics de troubles mentaux. Le but de cet article est de faire une revue de la littérature sur les liens existants entre la sérotonine, les troubles mentaux et l’agression impulsive. Une attention particulière a été portée aux troubles mentaux graves telle la schizophrénie. Il ressort de l’étude des données actuelles que la sérotonine joue un rôle dans l’émergence des comportements violents et que ce fait transcende les catégories diagnostiques. Davantage de recherche seraient toutefois nécessaire afin de déterminer le rôle de la sérotonine et les possibilités de traitements pouvant en découler.
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Libellés :
Dumais A,
Volume 10 no 1 2010
De la déviance du fantasme au fantasme déviant : quand la pensée se meurt dans le fantasme de classification
Christophe Adam
Université Libre de Bruxelles et Université Catholique de Louvain.
Avenue Fernand Golenvaux, 10/2
5000 Namur
Belgique
L’article propose une réflexion critique, épistémologique et technique fondée sur l’expérience du dispositif appelé « pléthysmographie pénienne » (mesure de l’érection chez les délinquants sexuels). La prise en compte de données empiriques ethnographiques et théoriques a conduit à l’interrogation du partage dichotomique entre « fantasme déviant » et « fantasme non déviant », au fondement dispositif examiné ; un tel clivage s’avère ruineux pour la pensée scientifique et celle du sujet subissant les mesures psychométriques. Ce partage sera mis en regard d’autres conceptions du fantasme susceptibles d’en révéler la teneur et la portée. Enfin, la rhétorique du stimulus neutre – clé de voûte du dispositif – est passée au crible pour en reconsidérer la validité.
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Université Libre de Bruxelles et Université Catholique de Louvain.
Avenue Fernand Golenvaux, 10/2
5000 Namur
Belgique
L’article propose une réflexion critique, épistémologique et technique fondée sur l’expérience du dispositif appelé « pléthysmographie pénienne » (mesure de l’érection chez les délinquants sexuels). La prise en compte de données empiriques ethnographiques et théoriques a conduit à l’interrogation du partage dichotomique entre « fantasme déviant » et « fantasme non déviant », au fondement dispositif examiné ; un tel clivage s’avère ruineux pour la pensée scientifique et celle du sujet subissant les mesures psychométriques. Ce partage sera mis en regard d’autres conceptions du fantasme susceptibles d’en révéler la teneur et la portée. Enfin, la rhétorique du stimulus neutre – clé de voûte du dispositif – est passée au crible pour en reconsidérer la validité.
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