Initiative sur l’internement à vie en Suisse

Vol 6 no.1 2006

Dr Philippe Delacrausaz

Le 8 février 2004, le peuple suisse a largement accepté par la double majorité nécessaire (majorité des voix et majorité des cantons) une initiative populaire visant à permettre l’internement à vie de délinquants sexuels ou violents considérés comme très dangereux et non amendables, sans possibilités pratiques de réévaluation ultérieure de leur condition.

En Suisse, dont la population est globalement comparable à celle du Québec, une modification constitutionnelle peut être portée au vote populaire après qu’une initiative signée par 100 000 citoyens a été déposée devant le Parlement et le Conseil Fédéral. Depuis 1848, 160 initiatives ont ainsi été soumises au peuple dont 15 seulement ont été acceptées. Celle-ci a recueilli 194 390 signatures, et récolté 56% d’approbation populaire lors de la votation.

Les initiants étaient des proches de familles de victimes de délinquants violents qui ont lancé leur projet dans le contexte très émotionnel de la rumeur de libération possible d’un délinquant ayant défrayé la chronique durant les dernières années, certains croyant même l’avoir vu en ville. Cette rumeur survenait au moment de la fin d’un grand chantier de révision du Code pénal suisse, entamé il y a de nombreuses années et dont la mise en application est prévue pour 2007.

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Dr Philippe Delacrausaz
Chef de clinique, Unité d’expertises
Département de psychiatrie du CHUV
Lausanne

Validation du WHOQOL-bref en hôpital psychiatrique sécuritaire

Vol. 6 no. 1 2006

Xavier Saloppé et Thierry H. Pham


L’intérêt pour l’évaluation de la qualité de vie dans le champ de la psychiatrie générale fait maintenant l’objet d’un consensus dans la littérature scientifique internationale. L’hétérogénéité des sources fondatrices du concept de qualité de vie, relatives aux fondements philosophiques, sociaux, politiques et médicaux, favorise son évaluation globale tout en se situant au plus près de la réalité perçue par les individus. L’Organisation Mondiale de la Santé a estimé nécessaire de définir le concept de qualité de vie liée à la santé, en tenant compte des aspects objectifs et subjectifs qu’il comporte. La qualité de vie est donc définie comme « la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. C’est un concept, complexe, largement influencé par la santé physique du sujet, son état psychologique, son niveau d’indépendance, ses relations sociales ainsi que sa relation aux éléments essentiels de son environnement » (18).

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Gilles Chantraine: pour une « sociologie de l’expérience carcérale »

Emmanuelle RICHARD
M2 Régulation des conflits
Séminaire de Mme ZAUBERMAN et M. LEVY: Sociologie de la police et des institutions pénales

Vol. 6 no. 1 2006

Compte-rendu de lecture

Emmanuelle RICHARD , M2 Régulation des conflits, Séminaire de Mme ZAUBERMAN et M. LEVY: Sociologie de la police et des institutions pénales
« Notre démocratie est-elle capable d’affronter la complexité des parcours qui conduisent à l’emprisonnement et la diversité des significations que les détenus donnent à cette mise à l’écart? », s’interroge Pierre Lascoumes en préface de l’ouvrage de Gilles Chantraine, Par-delà les murs. Expériences et trajectoires en maison d’arrêt (1) . Sans doute, s’agit-il moins d’une question de capacité que de volonté.

PUF, coll. « Partage du savoir », 2004, préface p.VII.

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