Annik Houel. Professeure de psychologie sociale, GRePS, Groupe de Recherche en Psychologie Sociale, EA 4163, Université Lyon 2, 5 avenue Pierre Mendès-France, 69 676 BRON Cedex. France. annik.houel@univ-lyon2.fr
Jacques Laporte. Psychologue au service de Médecine légale du CHU de Saint-Etienne, et doctorant, GRePS, Groupe de Recherche en Psychologie Sociale, EA 4163, Université Lyon 2, 5 avenue Pierre Mendès-France, 69 676 BRON Cedex. France. jacques.laporte@chu-st-etienne.fr
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Résumé
La recherche sur le crime dit « passionnel » que nous avons menée à partir de l’étude socio-clinique de 32 dossiers d’instruction de la Cour d’Assises de Lyon montre qu’une très grande partie des hommes meurtriers de leur compagne sont des hommes qui frappaient leur femme, mais aussi qu’ils avaient pu appeler à l’aide d’une façon ou d’une autre. On comprend donc tout l’enjeu de la prévention de la récidive des violences conjugales, ainsi que du risque d’homicide qu’elles peuvent entraîner. Aussi, à Saint-Étienne, se tiennent des groupes de parole avec des hommes violents qui ont fait l’objet d’un dépôt de plainte, expérience menée dans ce but de prévention avec l’aide du Parquet.
Mots-clés : violences conjugales, homicides conjugaux, groupes de parole
Abstract
Domestic violence and “crimes of passion”
Our research on so-called “crimes of passion”, a socio-clinical study of 32 Criminal Court cases, explicitly points out that a large number of men convicted of murdering their partner have both previously engaged in domestic violence and called for help in one way or another. We thus understand the stakes for the prevention of domestic violence recidivism. In this regard, today in Saint Etienne, an experimental support group for perpetrators, who are the object of a legal complaint, is being conducted with the help of the prosecutor with the aim of preventing recidivism.
Key-words: domestic violence, homicides, support groups