Le crime dit passionnel : le paradoxe d’une violence supposée normale

Patricia Mercader*, Annik Houel, Helga Sobota.

Contrairement à d’autres crimes commis au sein du cercle familial, le crime passionnel, pourtant très visible socialement, n’a jamais fait l’objet d’une critique sociale ou psychologique efficace comme c’est le cas pour l’infanticide depuis longtemps déjà, ou plus récemment pour les abus sexuels ou le viol conjugal.
Sur la base d’un corpus de 337 crimes et d’outils d’analyse variés, nous soulignerons trois aspects :
— Dangerosité du milieu familial et conjugal, surtout pour les femmes.
— Déni de cette dangerosité dans le discours médiatique, voire psychiatrique.
— Dangerosité masquée enfin, car ces criminels, hommes et femmes, fonctionnent dans une pseudo-normalité.

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*Professeure de psychologie sociale. Groupe de Recherche en Psychologie Sociale (GRePS, EA 3156). 13, rue Victor Hugo, F-69002 Lyon. patricia.mercader@univ-lyon2.fr

Troubles mentaux et agression impulsive : le rôle de la sérotonine

Alexandre Dumais M.D. M.Sc. Ph.D. (candidat)

L’agression impulsive à des conséquences négatives tant pour les personnes concernées que pour la société. Cette problématique est associée selon plusieurs chercheurs au système sérotoninergique. En psychiatrie la violence impulsive se retrouve dans divers diagnostics de troubles mentaux. Le but de cet article est de faire une revue de la littérature sur les liens existants entre la sérotonine, les troubles mentaux et l’agression impulsive. Une attention particulière a été portée aux troubles mentaux graves telle la schizophrénie. Il ressort de l’étude des données actuelles que la sérotonine joue un rôle dans l’émergence des comportements violents et que ce fait transcende les catégories diagnostiques. Davantage de recherche seraient toutefois nécessaire afin de déterminer le rôle de la sérotonine et les possibilités de traitements pouvant en découler.

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De la déviance du fantasme au fantasme déviant : quand la pensée se meurt dans le fantasme de classification

Christophe Adam
Université Libre de Bruxelles et Université Catholique de Louvain.
Avenue Fernand Golenvaux, 10/2
5000 Namur
Belgique

L’article propose une réflexion critique, épistémologique et technique fondée sur l’expérience du dispositif appelé « pléthysmographie pénienne » (mesure de l’érection chez les délinquants sexuels). La prise en compte de données empiriques ethnographiques et théoriques a conduit à l’interrogation du partage dichotomique entre « fantasme déviant » et « fantasme non déviant », au fondement dispositif examiné ; un tel clivage s’avère ruineux pour la pensée scientifique et celle du sujet subissant les mesures psychométriques. Ce partage sera mis en regard d’autres conceptions du fantasme susceptibles d’en révéler la teneur et la portée. Enfin, la rhétorique du stimulus neutre – clé de voûte du dispositif – est passée au crible pour en reconsidérer la validité.

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